Les citoyens qui revendiquaient un mieux-être économique sont impactés par une crise qui n’est pas de leur fait mais dont ils subissent tous les effets
Amine BEN GAMRA (*)
Le véritable défi auquel devra faire face notre cher pays est celui de dire la vérité économique non maquillée aux Tunisiens : le gouvernement n'est pas parvenu à mener à bien la réforme des entreprises publiques (telles que la STEG, la SONED, etc.) ni à lutter efficacement contre la corruption (monopole, spéculation, etc.).
Pire encore, il est devenu impossible de poser un diagnostic précis pour identifier les faiblesses structurelles. Prenons l'exemple de l'industrie de l'embouteillage d'eau minérale, qui opère naturellement sous la supervision étatique en matière de gestion des ressources. Cependant, l'état peine à établir un diagnostic préventif pour anticiper les manigances orchestrées par les industries du secteur de l'eau et du commerce. Ces derniers estiment que la pénurie actuelle est le résultat d'un déséquilibre temporaire entre une demande exceptionnellement élevée et une offre perturbée. Mais ce n'est pas la première fois que nous témoignons d'une chaleur pareille. Cette année, les températures ont dépassé les normales, mais l'été est inévitablement là chaque année.
De nos jours, la pauvreté s'est progressivement infiltrée dans l'espace public de notre beau pays : impossibilité de trouver des bouteilles d'eau minérale, absence de médicaments, coupures de courant fréquentes …, ces manques génèrent de l'angoisse en Tunisie. L'effet domino connaît une accélération et l'avalanche semble imminente, elle prendra la forme de ruptures d'autres produits. Cela entraînera un cercle vicieux où la faiblesse de l'offre sert de terreau pour la spéculation, l'inflation et la diminution du pouvoir d'achat.
Après une décennie chaotique, la Tunisie n’est plus à une contradiction ou à un mirage près. Les citoyens qui revendiquaient notamment un mieux-être économique sont fortement impactés par une crise qui n’est pas de leur fait mais dont ils subissent tous les effets. Ils sont las de patienter, de prendre sur eux et d’être mis devant le fait accompli.
Jusqu’à quand va-t-on continuer de parler de réformes structurelles pour relancer une économie tunisienne en panne. Des déclarations officielles qui n’apportent rien de nouveau. Il s’agit de redites soporifiques qui cherchent à donner l’impression que le gouvernement travail, or, en réalité ces chers ministres continuent de faire du surplace.
Amine BEN GAMRA
Expert Comptable
Commissaire Aux Comptes
Membre de l'Ordre des Experts Comptable de Tunisie
Le véritable défi auquel devra faire face notre cher pays est celui de dire la vérité économique non maquillée aux Tunisiens : le gouvernement n'est pas parvenu à mener à bien la réforme des entreprises publiques (telles que la STEG, la SONED, etc.) ni à lutter efficacement contre la corruption (monopole, spéculation, etc.).
Pire encore, il est devenu impossible de poser un diagnostic précis pour identifier les faiblesses structurelles. Prenons l'exemple de l'industrie de l'embouteillage d'eau minérale, qui opère naturellement sous la supervision étatique en matière de gestion des ressources. Cependant, l'état peine à établir un diagnostic préventif pour anticiper les manigances orchestrées par les industries du secteur de l'eau et du commerce. Ces derniers estiment que la pénurie actuelle est le résultat d'un déséquilibre temporaire entre une demande exceptionnellement élevée et une offre perturbée. Mais ce n'est pas la première fois que nous témoignons d'une chaleur pareille. Cette année, les températures ont dépassé les normales, mais l'été est inévitablement là chaque année.
De nos jours, la pauvreté s'est progressivement infiltrée dans l'espace public de notre beau pays : impossibilité de trouver des bouteilles d'eau minérale, absence de médicaments, coupures de courant fréquentes …, ces manques génèrent de l'angoisse en Tunisie. L'effet domino connaît une accélération et l'avalanche semble imminente, elle prendra la forme de ruptures d'autres produits. Cela entraînera un cercle vicieux où la faiblesse de l'offre sert de terreau pour la spéculation, l'inflation et la diminution du pouvoir d'achat.
Après une décennie chaotique, la Tunisie n’est plus à une contradiction ou à un mirage près. Les citoyens qui revendiquaient notamment un mieux-être économique sont fortement impactés par une crise qui n’est pas de leur fait mais dont ils subissent tous les effets. Ils sont las de patienter, de prendre sur eux et d’être mis devant le fait accompli.
Jusqu’à quand va-t-on continuer de parler de réformes structurelles pour relancer une économie tunisienne en panne. Des déclarations officielles qui n’apportent rien de nouveau. Il s’agit de redites soporifiques qui cherchent à donner l’impression que le gouvernement travail, or, en réalité ces chers ministres continuent de faire du surplace.
Amine BEN GAMRA
Expert Comptable
Commissaire Aux Comptes
Membre de l'Ordre des Experts Comptable de Tunisie





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