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Le blocage de la création de la Banque Postale empêche les détenteurs de comptes courants postaux de bénéficier du mécanisme de crédit sur l'honneur.

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Amine BEN GAMRA (*)


La proposition de loi visant à créer la banque postale est considérée comme ancienne, mais son avancement a été ralenti ces dernières années en raison de plusieurs obstacles qui ont retardé sa mise en application. En fait, le débat concernant la banque postale a été réactivé lors de l'évaluation de la loi sur la lutte contre l'exclusion financière, loi qui a été transmise par le gouvernement depuis 2024.


Aujourd'hui, une nouvelle mesure concernant les crédits d'honneur est proposée par les banques, conformément au décret n° 148 du 23 juillet 2026 et à la circulaire BCT n° 2026-08.
• Établissements concernés : Le mécanisme est exclusivement réservé aux banques commerciales et institutions financières participant au dispositif (comme la BTS Bank, BTK Bank, Amen Bank, etc.), et non aux comptes postaux.




• Montants plafonds :
Jusqu'à 5.000 dinars pour les particuliers.
Jusqu'à 10.000 dinars pour les petits projets.
Jusqu'à 25.000 dinars pour les PME et sociétés communautaires.
• Conditions : Taux d'intérêt à 0 %, sans garanties ni frais d'étude, avec un remboursement sur deux ans maximum et une période de grâce pouvant aller jusqu'à 6 mois.
• Procédure : Les demandes se font exclusivement en ligne sur les plateformes numériques des banques agréées selon le principe du premier arrivé, premier servi.
Les clients de la poste tunisienne titulaires de comptes courants postaux sont privés de ce mécanisme.

Le blocage de la création de la Banque Postale empêche les détenteurs de comptes courants postaux de bénéficier du mécanisme de crédit sur l'honneur.
Pour une Tunisie prospère, le temps des réformes n'est plus négociable. Lorsqu'un État rencontre des difficultés budgétaires, la stratégie adoptée est généralement la même : augmenter les recettes et réduire les dépenses. Cependant, une politique qui s'appuie surtout sur le contribuable finit par montrer ses limites. Le citoyen accepte difficilement de payer davantage s'il ne constate pas en parallèle une transformation de l'État et une amélioration du service public.

* Amine BEN GAMRA
Expert Comptable
Commissaire Aux Comptes
Membre de l'Ordre des Experts Comptable de Tunisie

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