G7 sous tutelle : quand Macron courbe l'échine face à Trump pour exclure l’Afrique de son sommet…

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Moktar Lamari E4T

Il y a des décisions diplomatiques qui claquent comme des aveux de lâcheté. Le retrait par la France de l’invitation adressée à l’Afrique du Sud pour le prochain sommet du G7, qu’elle préside pourtant, en fait partie. C’est une claque conte l’Afrique entière, une honte…pour cette France qui parle des deux coins de la même bouche. Chaque coin donne son narratif…


Officiellement, Paris n’aurait « cédé à aucune pression ». Officieusement, tout le monde a compris. Et à en croire les déclarations du porte-parole sud-africain, il ne s’agirait même plus d’influence, mais d’un ultimatum : inviter Pretoria ou subir le boycott américain. La France a tranché. Ou plutôt, elle s’est inclinée.

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Le spectacle est presque douloureux. Un pays qui préside le G7, censé incarner une voix autonome au sein des puissances occidentales, se retrouve à ajuster sa liste d’invités en fonction des humeurs de Washington. Et pas n’importe quel Washington : celui de Donald Trump, revenu aux affaires avec ses méthodes de coercition brutale, sa diplomatie transactionnelle et son mépris assumé pour les équilibres internationaux. Que la France plie sous pression américaine n’est pas nouveau. Mais qu’elle le fasse aussi ostensiblement, tout en niant l’évidence, relève d’un théâtre de l’absurde.

Car enfin, de quoi parle-t-on ? D’un sommet dont la France est l’hôte. D’une invitation diplomatique souveraine. D’un pays — l’Afrique du Sud — membre du G20, acteur majeur du continent africain, et interlocuteur incontournable sur les questions globales. Et pourtant, il aura suffi d’une menace de boycott pour que Paris rembobine son geste. Exit Pretoria. Rideau.

La justification avancée — un « G7 resserré » — sonne comme un gag mal écrit. Depuis quand le G7 se resserre-t-il sous contrainte extérieure ? Depuis quand la sélection des invités obéit-elle à la susceptibilité d’un allié ? La réalité est plus crue : la France n’a pas resserré son sommet, elle a rétréci sa souveraineté.

Cette séquence en dit long sur l’état de la politique étrangère française. Longtemps présentée comme indépendante, équilibrée, capable de tenir une ligne propre entre les blocs, elle semble aujourd’hui réduite à une posture d’accompagnement.

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Une diplomatie de suivisme, où l’on ajuste ses positions en fonction du rapport de force, en espérant ne pas froisser le partenaire dominant. Une diplomatie qui, à force de vouloir ménager tout le monde, finit par ne plus s’affirmer nulle part.

Le plus frappant reste le contraste entre le discours et les actes. D’un côté, on proclame l’autonomie stratégique européenne, on invoque la « voix de la France », on se rêve en puissance d’équilibre. De l’autre, on retire une invitation sur simple pression américaine. Entre les deux, un gouffre. Et dans ce gouffre, une crédibilité qui s’effrite.

L’affaire sud-africaine n’est pas un incident isolé. Elle s’inscrit dans un contexte plus large de délitement de l’influence française, notamment en Afrique. Expulsée ou contestée dans plusieurs pays du Sahel, concurrencée par de nouveaux acteurs, Paris peine à redéfinir sa place. Et voilà qu’au moment même où elle pourrait tenter de retisser des liens avec des puissances africaines majeures, elle choisit de les tenir à distance — non par stratégie propre, mais sous injonction étrangère.

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Le symbole est désastreux. Aux yeux de nombreux pays africains, cette décision ne sera pas lue comme un simple arbitrage diplomatique, mais comme la confirmation d’une dépendance. Une France incapable de décider seule. Une France qui invite, puis désinvite. Une France qui parle fort, mais agit sous contrainte. Le « coq gaulois » a beau chanter, ses pieds semblent bel et bien englués.

Et que dire du message envoyé sur la scène internationale ? Si même l’hôte du G7 ne peut garantir la stabilité de ses invitations, que vaut encore la parole diplomatique ? À quoi sert une présidence si elle ne permet pas de fixer le cadre ? En cédant sur ce point, Paris ouvre une brèche : celle d’un multilatéralisme conditionné, où les invitations deviennent des variables d’ajustement géopolitique.

On objectera que les relations internationales sont faites de compromis, de rapports de force, de calculs. C’est vrai. Mais il y a une différence entre composer et capituler. Entre négocier et s’exécuter. Ici, la ligne semble avoir été franchie.

Au fond, ce qui se joue dépasse largement le cas de l’Afrique du Sud. C’est la question de la souveraineté française qui est posée. Non pas dans les discours, mais dans les actes concrets. Peut-on encore parler d’indépendance lorsque les décisions diplomatiques sont dictées par un autre ? Peut-on encore prétendre à une voix singulière lorsque celle-ci s’aligne systématiquement sur celle du plus fort ?

La réponse, à Évian, risque de résonner étrangement. Un sommet du G7 sans Pretoria, mais sous le regard satisfait de Washington. Une France organisatrice, mais pas vraiment maîtresse du jeu. Et au milieu, un président qui oscille, ajuste, recule — donnant le sentiment d’une diplomatie devenue girouette.

Reste cette image, tenace : celle d’un pays qui continue de parler comme une puissance, mais agit comme un exécutant. Une France qui chante encore, certes. Mais dont la voix, de plus en plus, semble porter un autre accent.

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